1 point de vue sur le thème « Diagnostic et case »

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  • Dernière modification de la publication :25 avril 2026
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1 point de vue sur le thème « Diagnostic et case »:

Aujourd’hui, avec toutes les sensibilisations, les formations pour les pros, et surtout avec internet, on se sent pousser des ailes. On pense pouvoir nommer ce qu’il se passe chez quelqu’un avec simplement l’évocation de quelques difficultés. 🤔

Il ne regarde pas dans les yeux? Il est autiste. Il est maladroit et ne sait pas faire du vélo ? Il est dyspraxique. Il ne tient pas en place? Il a un tdah. C’était mieux avant, c’était plus facile de les reconnaître, avec les nouveaux noms, ça change tout le temps, c’est compliqué !

Et bien oui. La médecine évolue 🩺(bien heureusement), les choses avancent. Malheureusement, elles n’avancent pas au même rythme pour tout le monde. Et le temps que cela arrive aux oreilles du grand public, les mots, les critères se sont affinés.

Et avec tout ce paquet d’informations, on est perdu. Alors les pros qui gravitent autour de l’enfant se mettent à penser qu’il faut poser des mots avant même qu’un diagnostic soit poser!

« Il m’inquiète, ça fait vraiment autisme quand même son comportement ».

Et oui mais non 😅 ça fait plus de mal que de bien. Et il n’y a qu’une personne qui a le droit de mettre un diagnostic, c’est le médecin.

Mais il n’est pas tout puissant, il a toute une équipe derrière lui qui peut l’aider à identifier ce qu’il se passe chez la personne: le radiologue, le kiné, l’orthophoniste… suite à toutes ces évaluations, il peut recouper les informations, faire le tri plus facilement et ainsi diagnostiquer le trouble ou la pathologie qui parait le plus coïncider.

Les personnes qui donnent trop vite leur avis avant une évaluation  » nan mais j’ai l’habitude, mon fils/neveu/petit cousin/voisin est comme ça ! », finissent par se mettre une pression qu’ils ignorent. Parce qu’ils n’ont pas les compétences et c’est normal! Leur boulot à eux, a déjà des missions très clair à remplir. Mais quand ça bloque, il serait plus approprié

de dire : « mmmh… ça me questionne, je ne voudrais pas qu’on passe à côté d’une difficulté et qu’on lui en demande trop, ça serait bien de faire des examens pour s’assurer qu’il n’y a pas des difficultés de coordinations/vision/écriture/…. »

Et là, on a un vrai travail constructif à réaliser avec les parents. C’est le début de la prise de conscience. Alors que si on y va brutalement : « nan mais c’est sûr il a un tdah, il est pas comme les autres », les parents vont se braquer car, à juste titre, de quel droit peut-on juger ainsi leur enfant? Et c’est comme ça qu’on met un enfant dans une case et qu’on va retarder une démarche d’accompagnement.

Bien sûr, il y a beaucoup encore à dire sur ce sujet. Il y a la pression de la société à aller vite, la pression envers les enseignants d’être parfait, la pression de l’éducation nationale avec ses mini »formations » (moi j’appelle ça des sensibilisations, c’est du coup plus clair sur l’objectif de ces journées), le déni des parents, les difficultés pour identifier les pros, le manque de dispo des médecins (encore un vaste sujet, oui la France va pas bien 😔), les réseaux sociaux, l’environnement sociale qui met son grain de sel et j’en passe…

Mais si chacun reste dans son rôle, ne cherche pas à en faire trop… on prendra mieux soin les uns des autres… et on arrêtera de se mettre dans des cases.

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