DIAGNOSTIC ET HANDICAP

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  • Dernière modification de la publication :25 avril 2026
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Quand nous aidons des familles à remplir un dossier MDPH, nous nous rendons souvent compte qu’il y a un quiproquo entre diagnostic et handicap.

Un handicap est une limitation d’activité ou une restriction de la participation à la vie en société subie par une personne en raison d’une altération d’une fonction ou d’un trouble de santé invalidant.

Avoir un TDC (trouble du développement des coordinations, anciennement Dyspraxie), c’est avoir un trouble, pas un handicap. Le handicap, c’est ce que le trouble entraine: des difficultés de régulation tonique et de proprioception qui empêche de viser correctement en sport ou d’écrire entre deux petites lignes du cahier, un manque d’endurance attentionnelle qui empêche de rester longtemps assis sur sa chaise en classe, une agitation motrice qui ne permet pas de manger proprement à table une incompréhension des habiletés sociales…

Et cela se décline sur tous les diagnostics que l’on peut rencontrer.

Comprendre cela, c’est comprendre le fonctionnement de la MDPH. Elle ne va pas associer un taux de handicap ou une adaptation à un diagnostic. Ce n’est pas automatique. Ce n’est pas parce que la commissions va lire TDAH, qu’il y aura nécessairement une aide humaine. C’est en fonction de comment cela handicap l’enfant qu’ils vont convenir de ce qui paraitrait le plus efficace pour adapter son environnement à ses besoins et donc réduire son handicap.

Le taux de handicap s’évalue donc en fonction des difficultés à s’adapter à son environnement. Si le contexte de vie fait que la personne ne peut être autonome pour telle ou telle tâche, alors on parle de handicap.

Une personne myope a un diagnostic. Elle est handicapée sans adaptation de son environnement par le biais de lunette de correction. Avec des lunettes, elle n’est plus handicapée. Comme c’est une adaptation que l’on maitrise bien, malgré les frais engendrés, on ne considère pas les personnes à lunette handicapées. À vrai dire, on ne se pose même pas la question. Pourtant à la piscine ou à la plage pour se baigner, la personne est en situation de handicap pour retrouver ses affaires. Mais elle est en capacité de trouver des stratégies pour s’y faire. Donc pas besoin d’aide spécifique en plus.

On peut alors comprendre pourquoi deux personnes ayant le même diagnostic n’auront pas les même aides de la MDPH. C’est pour cela qu’on insiste beaucoup pour bien retranscrire et appuyer sur les difficultés rencontrées. Si on cherche à dire: « mais quand même, il arrive à faire ça c’est bien! », c’est signifier qu’il n’y a pas forcément besoin de plus d’adaptation.

De plus, la MDPH a revu ses critères d’évaluation, nécessité de leur côté car ils n’arrivent plus à subvenir correctement aux besoins de chacun.

Donc quand on échange avec quelqu’un en situation de handicap et qu’on compare avec sa propre situation, il faut bien avoir cela en tête. Car deux situations ne sont pas comparables.

Et on peut mieux comprendre le refus de certains droits par la MDPH

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